Fables de La Fontaine

Charte graphique – Mise en page – Photographie – Montage et retouche photo – Illustration – Dessin d’ornementation

Un dialogue entre bestiaire et bestialité

La bestialité oubliée

À travers un traitement photographie, ce livre met en avant le décalage entre la fiction des fable et l'impression de « ça a été » de la photographie.

Page de garde et sommaire

Cette édition ne se concentre que sur un petit échantillon des fables animalière de La Fontaine. Que ces fables soient connues du grand public ou moins médiatisé, le propos est de questionner notre rapport à l'animalité.

Des ornementations inspirées de la typographie

Les ornementations en dessous des titres ont été réalisées en assemblant des morceaux de lettres. Ainsi, les pleins et déliés ont les mêmes proportions. Toujours dans une idée d'unité formelle, les dessins ont eut des irrégularité rajoutées à leurs traits afin d'avoir la même granulosité que la typographie de titrage.

Une approche pictorialiste

Chaque montage photographique a été repeint comme si elle avait été développée au pinceau. Le but est de créer une théâtralité sublime au rendu réaliste photographique.

Des mises en scène théâtralisées

Afin de donner un aspect théâtral aux images un gros contraste entre le clair et l'obscur est amené. Il donne une impression d'éclairage artificiel comme si la nature utilisait les projecteurs d'une salle de spectacle.

Une gamme colorée issu du sublime de la peinture romantique

Les bleus lointains, les marrons mystérieux, les oranges vifs et les gris brumeux sont issus de palettes de peintres romantiques comme Friedrich ou Turner. Cette palette vise à donner l'impression d'une supériorité de la nature sur l'homme. L'objectif est que le lecteur se sente dépassé par ce qu'il voit et qu'il remette en question ses certitudes sur la nature.

Un réalisme illusoire

La théâtralité des visuels intervient comme élément perturbateur. Il vise à démontrer que l'image que l'on se fait de l'animalité, bien qu'elle apparaisse réaliste est illusoire.

Des interactions sans humanisation

Les personnages des fables de la fontaine n'ont dans les illustrations aucune humanisation. Il s'agit d'un simple face à face d'animal qui nous fait nous questionner sur ce que ferait un animal dans ces circonstances.

La relation entre le bestiaire et la bestialité

Le décalage entre le bestiaire tel qu'il est narré par La Fontaine et la bestialité dans son observation naturaliste est marqué. Il vise à nous montrer que nous nous sommes peu à peu éloigné de l'observation des animaux tout en croyant en avoir toujours une vision réaliste. Celle-ci est biaisé par l'animalomanie des fictions qui nous entourent.

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